Le projet en bref

Le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance unitaire de 8 MW.

Le parc éolien sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin variant de 14 mètres à 24 mètres.

Avec une puissance totale de 496 MW, le parc devrait produire en moyenne 2000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime ou plus de la totalité de la population de la Somme.

 

La transition énergétique : objectif 3000 MW

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte votée en 2015 donne à la France un rôle important dans la lutte contre le dérègle­ment climatique : l’État s’est notamment engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030.

La transition énergétique implique une diversification du mix énergétique français, lequel est aujourd’hui majoritairement basé sur des énergies non-renouvelables comme le pétrole ou l’énergie nucléaire.

À l’horizon 2030, les énergies renouvelables devront représen­ter 40% de la consommation électrique de la France. La Pro­grammation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) prévoit ainsi l’instal­lation de 3 000 Mégawatts (MW) de puissance éolienne en mer posée d’ici fin 2023.

Pourquoi développer des parcs éoliens en mer en France ?

C’est une énergie issue de la force du vent : elle est inépuisable. De plus, son empreinte carbone est bien moindre que celle des éner­gies fossiles (environ 15 g de CO2 / kWh contre 1 060 g de CO2 / kWh pour le charbon).

La France métropolitaine et d’outre-mer dispose de la deuxième surface maritime au monde et donc d’un gisement éolien en mer important.

Les meilleures conditions de vent en mer ainsi que la taille plus importante des machines installées en mer permettent une plus grande production d’électricité que les éoliennes terrestres.

L’éolienne 8 MW

Les éoliennes seront conçues et construites par Siemens Gamesa.

Avec des pales de 81 m, l’éolienne 8 MW permet une adaptation optimale aux vents des côtes françaises. La rotation démarre lorsque la vitesse du vent est supérieure à 11 km/h. Les éoliennes fonctionnent à pleine puissance à partir d’environ 40 km/h environ, et s’arrête automatiquement lorsque le vent dépasse 108 km/h. D’après la répartition des vents sur la zone d’implantation du projet, les éoliennes tourneront environ 90 % du temps, et fonctionneront à pleine puissance 40 % de l’année.

Le fonctionnement d’un parc éolien en mer

Sous l’effet du vent, les pales de l’éolienne en tournant produisent de l’électricité grâce à la génératrice contenue dans la nacelle. Cette électricité est transportée par des câbles sous-marins, jusqu’au poste électrique en mer. Elle est ensuite acheminée par Réseau de Transport d’Electricité (RTE) via un câble de raccordement vers un poste électrique à terre puis injectée sur le réseau électrique national.

 

Eolien en mer, éolien terrestre : quelle différence ?

Le principe de fonctionnement d’une éolienne en mer et d’une éolienne terrestre est le même. Néanmoins les conditions en mer induisent la construction d’engins plus robustes : les éoliennes doivent résister à la force des vagues, à la houle, au courant, au sel, à la corrosion, etc. Les éoliennes en mer sont également significativement plus puissantes que les éoliennes terrestres : 8MW chacune pour le parc des îles d’Yeu et de Noirmoutier. Enfin, les vents étant plus puissants en mer, l’éolien en mer produit de l’électricité de façon plus régulière et plus importante. Selon France Energie Eolienne, « un site à quelques kilomètres en mer peut produire 50% d’énergie en plus qu’un site voisin sur la côte ». Autre différence : le raccordement des parcs éoliens en mer s’opère via des câbles sous-marins.

Les porteurs du projet

Le projet est porté par la société Éoliennes Dieppe Le Tréport. Elle a pour actionnaires Engie (47 %), EDP Renewables (43 %) et Groupe Caisse des Dépôts (10 %). Siemens Gamesa est son partenaire industriel, en charge de la fabrication des éoliennes.

 

Logo de l'entreprise Engie (Îles d’Yeu et de Noirmoutier)

Acteur mondial de l’énergie, Engie est le premier producteur éolien terrestre en France, en Belgique et au Portugal. il est aussi un acteur des énergies marines renouvelables, tant dans l’éolien en mer (attributaire du projet Mermaid en Belgique – 450 MW) que dans le domaine de l’hydrolien (attributaire d’un projet de parc pilote au raz Blanchard en Normandie). Producteur de gaz naturel offshore, il dispose d’une expertise dans la construction et l’exploitation d’installations en haute mer.

 

Logo de l'entreprise EDP Renewables (Îles d’Yeu et de Noirmoutier)

Premier énergéticien portugais, le groupe EDP (Energias de Portugal) est, via sa filiale EDP Renewables (EDPR), le troisième producteur éolien terrestre en France et dans le monde. Il exploite depuis trois ans un démonstrateur éolien flottant de 2 MW au large du Portugal. Il est développeur et futur opérateur de deux sites éoliens en mer en Ecosse.

 

Logo du groupe Caisse des Dépôts (Îles d’Yeu et de Noirmoutier)

La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Sa mission a été réaffirmée par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008. Reconnu pour son expertise dans la gestion de mandats, le Groupe concentre son action sur quatre transitions stratégiques pour le développement à long terme de la France : les transitions territoriale, écologique et énergétique, numérique et démographique.