Focus – Remise de l’étude d’impact environnemental

08/05/2017 | L'environnement, Les actus et l'édito

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Le 10 mai 2017, Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport (EMDT) a déposé auprès des services de l’Etat ses dossiers de demandes d’autorisations, dans le respect des exigences du cahier des charges qui imposait un dépôt au plus tard à la date T0+36 mois, soit le 3 juin 2017.

Afin de procéder à la construction du parc éolien en mer, EMDT doit en effet au préalable obtenir, notamment, une concession d’utilisation du domaine public maritime ainsi qu’une autorisation au titre de la « loi sur l’eau », rappelées dans le cahier des charges de l’appel d’offres.

 

Dans le cadre de la procédure de demandes d’autorisations, Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport a réalisé une étude d’impact environnemental, qui comprend :

  • Un état initial de l’environnement au sein duquel il souhaite implanter son projet ce qui a permis d’enrichir l’état des connaissances.
  • Une évaluation des impacts marins et terrestres autour de cinq catégories :

-Milieu physique (sols, qualité de l’eau et de l’air)

-Milieu naturel (faune et flore)

-Paysage et patrimoine

-Milieu humain (pêche, tourisme, transport, loisirs, immobilier)

-Hygiène, santé, sécurité et salubrité publique

  • Des  mesures d’Evitement, de Réduction et de Compensation (méthode ERC) de ces impacts en fonction des résultats de l’évaluation
  • Le suivi de ces mesures.

L’étude complète, fruit d’un travail mené depuis l’attribution du projet, il y a 35 mois, compte plus de 3000 pages. Elle s’accompagne néanmoins d’un résumé non-technique d’environ 160 pages, plus accessible et à destination d’un public plus large. Eoliennes en mer Dieppe Le Tréport affiche sa volonté de partager les connaissances accumulées avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de concertation.

 

L’impact du projet sur son environnement est estimé en prenant en compte trois variables :

  • L’enjeu : Définir un enjeu, c’est identifier les biens, les valeurs environnementales et les fonctions dont il faut chercher à éviter la dégradation ou la disparition. C’est également déterminer les vulnérabilités du site concerné, les risques potentiels (naturels ou provenant des activités humaines).

Le niveau d’enjeu est évalué sur la base des 3 paramètres : la valeur de l’élément (la rareté, le statut de protection, l’originalité, la diversité, la qualité de vie), l’aire d’étude la plus sollicitée et l’évolution de l’élément dans le temps.

  • La sensibilité à l’effet (conséquence objective de l’interaction du projet avec l’environnement pour chacune de ses différentes phases) : elle exprime un risque de dégradation partielle voire complète de la valeur de l’enjeu du fait de la réalisation du projet. La probabilité de dégradation de cet enjeu dépend de sa tolérance et de sa résilience à l’effet.
  • La caractérisation de l’effet repose sur le risque d’occurrence, la durée, l’étendue et l’intensité de l’effet.

 

En fonction du résultat de la combinaison de trois paramètres : l’effet, la sensibilité à l’effet et l’enjeu, le calcul de l’impact donne un résultat compris entre 1 et 9.

 

La méthodologie et la démarche ERC :

La démarche ERC consiste à Eviter, Réduire ou Compenser les impacts potentiels imputés à l’implantation du parc éolien. Les mesures ERC sont pensées dès la conception du projet, elles s’appliquent selon les impacts pendant les phases de construction et d’exploitation, jusqu’au démantèlement du parc.

Le système ERC fonctionne en deux temps :

  • Les impacts sont anticipés pour être évités ou réduits au maximum.

Les impacts résiduels persistants à l’issue de la première phase d’application des mesures E et R se divisent en deux catégories:

-Ils sont de nature « négligeable » à « faible » et ne font pas l’objet de mesure de compensation

-Ils sont catégorisés comme « moyen » à « fort » et peuvent faire l’objet d’une compensation dans l’hypothèse où une telle mesure est possible à mettre en œuvre.

  • La compensation vise à corriger un déséquilibre causé par l’implantation du parc : la mesure mise en place permet de neutraliser la déstabilisation causée.

 

 

  • 3 exemples de mesures ERC:

Evitement : Evitement des Ridens de Dieppe et des principales dunes sous-marines, ces zones permettant la préservation d’habitats naturels.

Réduction : Mise en place de mesures relatives à la réduction du bruit pendant la période de construction.

Compensation : Mise en place de démarches de préservation d’une colonie de Goélands argentés.

 

  • Les mesures de suivi :

Eoliennes en mer Dieppe Le Tréport s’engage à effectuer le suivi d’un certain nombre de mesures pour s’assurer à la fois de l’évolution des impacts environnementaux mais aussi de l’efficacité des mesures adoptées pour y répondre. Ce suivi, lancé dès la phase de construction (notamment avec les programmes de suivi acoustique des bruits sous-marins et d’observation de la faune aérienne par caméra HD), permettra de minimiser en temps réel les impacts potentiels du parc éolien sur son environnement.

 

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